A propos des indemnités de transport
Dans sa
Déclaration de Politique Générale présentée devant l’Assemblée Nationale en
janvier 2010, Monsieur le Premier Ministre avait mis un accent particulier
sur des mesures substantielles que son Gouvernement va entreprendre en
faveur des fonctionnaires et Agents de l’Etat, notamment en ce qui concerne
le transport et le logement. Il avait défini ces mesures comme les premières
dans l’histoire de notre Fonction Publique par leur importance en termes
d’amélioration des conditions des travailleurs dans les deux domaines cités,
mais aussi en termes de justice sociale de par la généralisation de son
application à toutes les catégories socioprofessionnelles. Toutefois, dès la
promulgation du Décret relatif à ces deux primes, la surprise et la
stupéfaction de toutes les couches de travailleurs concernées par ces
mesures, furent amèrement ressenties, car les montants qui sont alloués
(entre 3000 UM et 5000 UM/mois de prime de transport pour
l’écrasante majorité des Agents de l’Etat), sont dérisoires et très en deçà
des promesses préalablement annoncées par le Chef du Gouvernement, mais
aussi et surtout très décevants par rapport aux attentes des travailleurs.
Cette situation a créé la désillusion des travailleurs qui d’ailleurs, en
dehors d’un cadre permanent de concertation visant à les associer à toutes
les décisions relatives à leurs conditions de vie et de travail, sont
toujours restés sceptiques aux annonces fracassantes des différentes
augmentations de salaire dont la plupart demeurent encore non appliquées à
tous les secteurs concernés.
Face à cette
situation qui indigne tous les travailleurs de notre pays, la CGTM
interpelle le Gouvernement sur sa responsabilité devant cette aggravation
des conditions d’existence des fonctionnaires et agents de l’Etat, qui
constatent au demeurant, une érosion de leur pouvoir d’achat demeuré très
faible face à la flambée des prix de toutes les denrées de base qui
connaîtront encore la hausse de leur taxation prévue par la Loi des Finances
2010.
Il est
inacceptable que les pouvoirs publics fassent supporter tout le poids de la
crise économique et financière sur les dos des pauvres travailleurs et qu’il
reste muet devant l’appel lancé par les Centrales syndicales (CGTM, UTM,
CNTM) pour l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux
autour de la plate forme revendicative qui leur a été transmise le
27/12/09, afin de rétablir d’une manière durable l’amélioration des
conditions de vie et de travail, la justice sociale véritable, une équitable
répartition des richesses et une lutte conséquente contre le chômage et la
pauvreté.
La CGTM appelle
tous les travailleurs à resserrer leurs rangs et à refuser le diktat par des
luttes syndicales légales et légitimes afin de défendre leur existence
vitale, à savoir leur pain.
Nouakchott,
le 25/01/10
Le Comité Exécutif de la CGTM
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