COMMUNIQUE DE PRESSE
La Société SESAME,
chargée de la sous-traitance de la sécurité à la SNIM, vient de procéder le
02/10/07 au licenciement de 17 travailleurs sur les 28 qu’elle utilisait
sous le prétexte que ces derniers ont refusé de signer le récent contrat de
travail qu’elle leur a présenté.
En effet, la société
SESAME fait travailler ses employés 12 heures par jour avec un salaire
mensuel de 30.000 UM, violant ainsi les dispositions règlementaires en la
matière car ces traitements ne correspondaient à aucune grille de
gardiennage en vigueur dans notre pays.
C’est ainsi que les
travailleurs ont saisi depuis le mois d’août 2007 l’Inspection régionale du
Travail de Nouadhibou et ont fait effectuer une contre expertise sur le
calcul de leur traitement qui doit normalement être de 60.000 UM
mensuellement.
L’employeur, informé de
cette disposition légale, n’a trouvé d’autre réponse que de dire : "Moi, je
donne 40.000 UM comme salaire, celui qui veut c’est ça, sinon c’est votre
affaire".
L’inspection du travail
n’a malheureusement pas levé le petit doigt pour faire respecter la Loi par
la Société SESAME bien que les travailleurs aient recouru à ses services
pendant une longue période.
C’est ainsi que la CGTM
a informé par écrit la Direction Générale de la SNIM, en tant qu’employeur
principal solidaire de par la Loi à son tâcheron, et lui a demandé de
rappeler à l’ordre SESAME, mais à ce jour, aucune suite ne nous est parvenue
dans ce sens.
Pire, la Société SESAME
a donc présenté aux travailleurs son fameux contrat qu’ils n’ont pas signé
parce que non-conforme aux dispositions de la réglementation de travail dans
notre pays et n’a trouvé d’autre alternative que le licenciement des 17 avec
une confiscation de leur salaire dû qu’elle ne leur versera que s’ils ne
renoncent par écrit à toutes poursuites pour leurs droits et qu’ils rendent
leur tenue de travail.
Pendant ce temps,
l’Inspecteur de Travail refuse d’établir le procès verbal de non
conciliation violant ainsi les dispositions de l’article 339 du Code de
Travail qui stipulent que dans tous les cas, aucun conflit ne peut rester
au-delà de 30 jours à l’Inspection du Travail , délai dépassé par la saisine
faite par les travailleurs effectuée depuis le 26/08/07.
La CGTM dénonce avec la
dernière énergie ces pratiques arbitraires que la société SESAME fait subir
aux travailleurs en les licenciant abusivement et en confisquant leurs
salaires dus et ceci devant une arrogance et une impunité que l’Inspecteur
du Travail cautionne avec une complaisance manifeste.
La CGTM dénonce le
mépris avec lequel SESAME traite les Droits de Travail en vigueur dans notre
pays et appelle le Gouvernement à prendre les mesures rigoureuses pour faire
cesser ces violations répétées des Droits de Travail qui commencent à
devenir une monnaie courante.
La CGTM appelle les
travailleurs à resserrer leurs rangs et à se mobiliser davantage pour faire
respecter leurs Droits à travers leurs luttes et leur solidarité agissante.
Nouakchott, le 07 octobre
2007.
Le comité exécutif
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